vendredi, novembre 25, 2005

La crise derrière la crise

Xavier Eman (pour novopress)

Les récents et dramatiques événements qui ont vu de nombreuses cités dites françaises s’embraser et une partie de leur population organiser une véritable guérilla urbaine contre l’Etat ne doivent pas masquer la complexité et la profondeur hétérogène de la crise que nous traversons dont ils ne sont qu’un des nombreux symptômes et un élément (fortement) aggravant mais en aucun cas la cause principale et unique.
Si les problèmes de l’immigration et leurs délétères conséquences ethnico-culturelles et sociales ne doivent aucunement être minimisées, il convient de ne pas tomber pour autant dans la facilité exutoire d’en faire le « deus ex machina » de toutes nos tares et de tous nos maux.
Il faut garder à l’esprit que ce qui est le plus visible et le plus agressif, voir le plus insupportable, au quotidien n’est pas pour autant, automatiquement, la cause essentielle du mal.
Bien sûr il faut lutter avec toute l’énergie nécessaire contre ces atteintes quotidiennes à notre sécurité et à notre intégrité mais si l’on ne se penche pas parallèlement sur les causes plus profondes, plus fondamentales, de la dégénérescence aboulique de l’Europe, on se bornera à tenter d’apaiser la douleur sans soigner la maladie et donc pouvoir un jour l’éradiquer.
Et ces causes ontologiques de notre actuelle décadence apparaissent à l’analyse comme étant internes beaucoup plus qu’exogènes.
Nous traversons, au delà d’une crise civilisationnelle, une crise humaine, une crise de l’homme européen.
Ce ne sont pas tant (comme il est rassurant de croire…) nos ennemis qui sont forts et les dangers qui nous menacent qui sont insurmontables mais nous qui sommes faibles, perdus, sans volonté ni repères.
Où se situe le vrai fond du problème ?
Dans la vitalité démographique, proche de l’incontinence, des « mamas » africaines ou dans notre incapacité à créer des couples durables et des familles solides conscientes des valeurs qu’elles veulent transmettre à des enfants bien élevés et nombreux ?
Dans le fait que quelques bandes de voyous multi-ethniques fassent régner le désordre dans la rue ou dans celui que les « petits blancs » ne trouvent plus l’énergie et le courage nécessaires pour les affronter ?

Dans la tendance exponentielle des jeunes filles européennes à fréquenter des allogènes ou dans la transformation de nos frères en demi-tapettes névrosées et peureuses incapables d’assurer la sécurité matérielle, physique et affective que réclament les femmes ?
Dans le développement de l’Islam ou dans l’abandon du catholicisme et de toute spiritualité par nos compatriotes ?
Dans « l’agression impérialiste de la culture américaine » ou dans notre hédonisme dévorant, notre désintérêt pour la lecture et notre appétence boulimique pour l’image et les jeux vidéo ?
Notre premier adversaire, c’est nous même. Et pour combattre les autres il faut avoir des bases solides, être bien construit et intérieurement riche, savoir ce que l’on veut et ne pas se contenter de rejeter ce que l’on ne veut pas…
Lutter contre l’immigration-subsitution de populations, bien sûr ! Mais pas pour vivre « entre soi », entre bons petits bourgeois libéraux, jouisseurs, matérialistes et décérébrés comme le fait aujourd’hui la majorité de nos compatriotes !
Cette boue ne mérite ni d’être défendue ni d’être sauvée.
Défendre son identité ce n’est pas rejeter, par principe, celle des autres, c’est d’abord connaître la sienne, la redécouvrir, l’enrichir, la consolider, la renouveler…
Commençons par nous reconstruire, par prêcher par l’exemple, par nous ressourcer, nous éduquer, nous former, créer un contre-modèle effectif et efficient (qui ne se limite pas au discours) plus beau, plus élevé et plus solidaire…
Car si nous n’avons à opposer à l’utopie cosmopolite et à l’impérialisme islamiste que la sordidité d’un monde vétuste et sans joie composé d’hommes et de femmes sous médicaments, égarés entre sentimentalisme névrotique et consumérisme compulsif, nous perdrons… et ce ne sera, finalement, que justice…
La première des révolutions : la révolution intérieure !