lundi, février 20, 2006

De la date de Pâques au cas « Vassula Rydèn »

Le chef de l’Eglise arménienne de Cilicie a proposé à Porto Alegre (Brésil) (9ème assemblée du Conseil Oeucuménique des églises) que tous les chrétiens célèbrent un même jour la fête essentielle du christianisme, Pâques, une idée reprise au bond par le cardinal Walter Kasper.

"J’ai rêvé que toutes les Eglises du monde célèbreraient la résurrection de notre Seigneur commun ensemble, le même jour, comme l’une des expressions visibles de l’unité chrétienne", a déclaré Aram 1er dans son rapport devant l’assemblée générale du Conseil oecuménique des Eglises (COE), qui se tient actuellement à Porto Alegre, et dont il est président.
Malgré le schisme de 1054, catholiques et orthodoxes fêtaient Pâques ensemble jusqu’à l’instauration du calendrier grégorien, en 1582, en décalage de 13 jours par rapport à l’ancien calendrier julien, conservé par les orthodoxes.
Mais la règle est restée la même, fixée au Concile de Nicée en 325 : Pâques est célébré le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps.
Dès lors, sauf exceptions -comme 2004 et 2007- les catholiques, protestants, anglicans, les orthodoxes du Patriarcat de Constantinople, qui ont rallié le "grégorien" en 1920, et les arméniens fêtent Pâques plusieurs semaines après les orthodoxes russes, les Coptes, les Ethiopiens.
"Cette proposition, et celle (également faite par Aram Ier) de reconnaissance mutuelle des baptêmes seraient des pas énormes" pour l’oecuménisme, a déclaré jeudi en conférence de presse le cardinal Kasper, président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens.

Interrogé sur des solutions possibles à une controverse sensible de plus de 500 ans, le cardinal a dit que l’on "pouvait imaginer une date fixe, qui serait le premier dimanche d’avril".
Mgr Niphan Sakoly, représentant à Moscou de l’Eglise grecque-orthodoxe s’est dit "d’accord". "Il faut discuter. Avec le langage de l’amour, tout est possible", a-t-il dit.
"Une date fixe, c’est bien. Mais je souhaite plus tôt le dimanche compris entre le 15 et le 22 avril, c’est plus logique par rapport à Nicée", affirme le métropolite syrien-orthodoxe Mar Ggeorge Saliba, qui vit au Liban.
Mar Coorilas, métropolite malankar (orthodoxe), de Bombay, estime que "c’est une très bonne idée, que, plus tard, les Russes accepteront peut-être".
"C’est fini les guerres de calendrier qui ont jalonné notre histoire !", dit Mar Severius Sawirios Malke Mourad, évêque syrien-orthodoxe, à Jérusalem.
Chez les Russes et les Coptes, les réticences demeurent fortes."Pâque ensemble, d’accord, mais en respectant Nicée. Que les occidentaux nous rejoignent ! Nous suivons notre tradition, c’est plus important que plaire à l’opinion publique", estime l’archiprêtre Vsevolod Chaplin, du patriarcat de Moscou.

Note de Soleil d’hiver : Il ne s’agit pas de plaire à l’opinion publique mais à Dieu. Cela dit, il paraît logique de se référer à la règle de Nicée sur laquelle tous les chrétiens furent d’accord.

"Nous ne pouvons changer la règle de Nicée", assure l’évêque copte égyptien Antonios Shenouda.
"Il faudrait d’abord un Concile, entre orthodoxes, et le dernier remonte à 787", explique Antoine Arjakosky, orthodoxe, directeur de l’Institut d’études oecuméniques d’Ukraine."Il y a risque que de nouvelles divisions sur la querelle calendaire surgissent chez les orthodoxes. Mais la réforme d’Aram 1er n’est pas impossible. Par le biais du COE, le patriarcat de Moscou peut évoluer", assure-t-il.
Source: Chrétienté-info


Soleil d’hiver profite de la question de la date de Pâques pour évoquer le cas « Vassula Rydén »
Cette simple évocation ne manquera pas de faire grincer bien des dents romaines ou orthodoxes. Pour les uns, c’est une illuminée névrotique, pour d’autres un agent uniate …Normal.
Comme cela s’impose en matière de « révélation privée », Soleil d’hiver n’émettra aucun avis et se contente de signaler le fait et d’ouvrir à ses lecteurs la documentation existante.
Il n’y a pas de « dogme » à la clé. A chacun de se faire son idée.

Vassula Rydén est grecque, née en Egypte, et appartient à l'Eglise Grecque-Orthodoxe. Mère de deux fils, épouse d'un fonctionnaire de l'Aide suédoise aux pays en voie de développement, elle a vécu la plus grande partie de sa vie dans les pays du Tiers-Monde.
En 1985, alors qu'elle vivait au Bangladesh, Vassula eut une première révélation suivie de nombreuses autres, sous forme de locutions, ainsi que par des visions intérieures qui ont été progressivement publiées sous le titre de "La Vraie Vie en Dieu".
Les derniers « messages » publiés sont de 2003.
Le principal souci exprimé par ces « messages » est l'unité des Chrétiens dont le premier signe « réclamé par Dieu » est la célébration de Pâques à la même date.

En 1995, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi du Vatican avait publié une Notification critique concernant certains aspects des messages de Vassula.
Au cours des années suivantes, une communication suivie a eu lieu entre la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (CDF) et Vassula. Cette communication a modifié la situation établie à la suite de la Notification publiée par la CDF en 1995.
Sur la demande du cardinal Joseph Ratzinger, Préfet de la CDF, le dialogue entre Vassula et la CDF a été publié dans le plus récent volume de l'oeuvre « La Vraie Vie en Dieu ». La publication de ce dialogue a été annoncée dans une lettre datée du 10 juillet 2004, signée du Cardinal Ratzinger lui-même, adressée à plusieurs Présidents de Conférences épiscopales catholiques qui avaient exprimé leur souci concernant Vassula et ses écrits. Le Cardinal a, à cette occasion, exprimé le désir que chacun lise les questions posées par la CDF à Vassula et les réponses qu'elle leur a apportées .


Message du 21 décembre 1992
«Les jours sont maintenant comptés ; il ne reste plus beaucoup de temps et la grâce qui a enveloppé l'humanité va prendre fin abruptement et tout ce qu'il y a de plus soudainement...
Cela arrivera afin que le monde réalise combien étaient grandes Ma Miséricorde et Ma Bonté qui ont coulé d'en-haut année après année.
... Dis à ceux qui oeuvrent pour l'Unité de lever les yeux vers le ciel. Voient-ils comme il est loin de la terre ? Aussi loin que sont leurs coeurs les uns des autres.
Voilà à quel point ils sont éloignés les uns des autres.
Quand donc passeront-ils un décret, par un vote unanime, pour célébrer la fête de Pâques tous à la même date ?
Je suis fatigué d'entendre leur noble langage ; peut-être est-il convenable et éloquent pour eux, mais pour Moi, il sonne comme un coup de gong, parce qu'il est vide de la vacuité-même. Je suis venu leur parler, d'abord par souci, ensuite par pitié, mais à ce jour, nul n'a encore abaissé sa voix pour entendre Ma Voix. Malheur à vous, vous qui dites être à Mon Service alors que vous empêchez Mon Royaume de trouver l'unité et la stabilité ! »