vendredi, février 10, 2006

Redécouverte de la vocation missionnaire de l’Eglise Orthodoxe

Etre orthodoxes tout en étant des « européens » et « européens » tout en étant orthodoxes

L'orthodoxie a connu trois temps en Europe : le temps des immigrés, celui de la première génération, celui des Européens ayant grandi dans l'orthodoxie ou étant devenus orthodoxes. Ce troisième temps est le nôtre. C'est celui que l'on a vu grandir à Blankenberge (12e congrès orthodoxe d'Europe occidentale). Sans renier tout ce que l'on doit à cette extraordinaire orthodoxie de la " première génération ", ce que l'on doit à la " diaspora " orthodoxe, il y a maintenant un certain nombre d'orthodoxes qui ont une autre provenance. Ils sont orthodoxes tout en étant des " Européens " et sont " Européens " tout en étant orthodoxes. Synthèse originale, inédite. Ce sont eux qui posent aujourd'hui la question de l'orthodoxie dans le monde d'aujourd'hui. Conscients d'un héritage immense et surtout conscients d'être reliés aux sources du christianisme perdu que le monde recherche avec insistance, ils cherchent à exprimer leur attente et à voir celle-ci se concrétiser.

Osons le dire naïvement : il y a une dimension " géniale " du Christ telle que l'Église orthodoxe l'interprète et l'enseigne, celle-ci va-t-elle pouvoir s'exprimer dans le monde d'aujourd'hui, pour le plus grand bien de tous ? Il existe une quête de synthèse entre la liberté des modernes et la profondeur des traditions. Allons-nous connaître une profondeur " moderne " et une modernité profonde, non pas pour sauver la modernité, mais pour ne pas refouler la profondeur de l'existence ? Nous sommes à la charnière. Une transmission doit s'opérer. Il faut éclairer le monde à la lumière de la Lumière du Christ et de l'Église, pour que le monde comprenne les merveilles dont il est le porteur.
Bernard Vergely