lundi, février 20, 2006

Sainte colère

C'est un vigoureux coup de gueule et le texte a du style.
Agréable et salutaire contre-point à cette douceatre lacheté qui n'est que la perversion grimaçante et immuno-déficiente de la vraie douceur évangélique. Merci XP

Rien à foutre des cités
Novembre 2005 : des hordes de populations étrangères, ou se voulant comme tel, ce qui est pire, ont mis la France à feu et à sang, incendiés aux cris d' « Allah Akbar », et comme toujours, les puissants, les Bourguignons et les traîtres qui font l’opinion publique avec leur sale argent nous ont vendu un petit peuple coupable de l’agression dont il fut victime, et la chienlit, saoulée de haine et de chichon, victime de ce dont elle était coupable ! Ainsi donc, la grande bourgeoisie a intimé l’ordre aux petites gens de rougir de honte devant la racaille. La catin à la culotte de satin a fait de l’œil à la catin de la cour des miracles pour l’encourager à détrousser la femme pauvre qui les fait vivre toutes les deux. Comme toujours. Eternelle solidarité entre parasites du haut et parasites du bas. Le diable ne varie pas ses coups, mais ils sont toujours efficaces. A tel point que votre serviteur en fut intimidé au point d’attendre des semaines avant d'écrire ce qu’il en pense, mais voici :

Depuis la seconde alliance, nous savons tout de la fraternité universelle et de l’infernal rendez-vous vers lequel nous allons tous, pleins de sanglots, la tête baissée et les mains dans les poches. Plus avant, le prophète Joël nous avait dit qu’aux derniers jours, nous parcourrons la surface de la terre pour nous serrer comme des veaux sur le Mont Josépha, toutes nations et générations confondues ; là, nous nous entendrons signifier le jugement final. Tous les hommes sont nos frères, et pour un chrétien, c’est une affaire entendue depuis 2000 ans. Si de surcroît, le Démon n’a pas planté dans sa chair les dards de l’incohérence et de la traîtrise, il est catholique. Si pour finir Dieu lui a fait la grâce de le faire naître sur le sol de France, il est Royaliste, et son cuir le préserve à jamais des sirènes de l’encyclopédie, du progrès universel, et du monstrueux chaos qu’ils appellent. Il sait dans ce cas que le « peuple Français » est une foutaise sans nom pondue par les psychopathes qui ont fait la Révolution Française, et que nos Rois avaient plus modestement des peuples, au même titre qu’il y a plusieurs places dans la maison du Père.

Pour le dire autrement, le Français Catholique et Monarchiste qui vous écrit se moque que se trouvent sur son sol des blacks, des Beurs, des Feujs, des femmes à barbes ou des mères célibataires, des pédérastes ou des hommes troncs. Mieux encore, je crois mordicus qu’une aussi prestigieuse carte de visite devrait me conférer quelques droits de regard sur les pensées de tous les démocrates athées que surveillent du haut de leur arbre le colonialiste Ferry, le racialiste Lapouge ou l’esclavagiste Voltaire. Pour ne rien dire d’Isaac le Chapellier et de la Bourgeoisie qui fit sienne ces conceptions révolutionnaires de la nation Française et du salariat pour envoyer les enfants de cinq ans dans les mines.

Je pourrais d’autant plus exiger qu’ils ferment leurs claques merdes quand je les vois se faire les gardiens de leurs prières inversées à la même tribune qu’ Hugo Chavez, Dieudonné, Ramadan, Bové, ou je ne sais quel autre nihilo-islamo-gauchiste contempteur de la civilisation Judéo-Chrétienne rongé par la haine. Cette haine qui fait toujours pleurer les yeux par millions, mais que seuls quelques-uns discernent quand elle est en germe. Je crois donc à la fraternité universelle, et mieux, je me sais d’une famille spirituelle plus armée qu’aucune autre pour la défendre.

Il n’empêche. Je ne prendrai jamais part à l’ivresse Panthéiste dont je vois l’homme de l’avant dernier jour être saisie. Je ne crois pas avec lui qu’ici bas, je suis déjà dans le tout ni que le tout est en moi. Je l’entends m’exhorter à venir reconstruire la tour de Babel, ignorant qu’un Dieu qu’il a oublié l’a rageusement détruite. Je n’oublie pas le jardin d’Eden, la chute et la séparation qui sera notre lot jusqu'à la Parousie. Je me bouche les oreilles avec de la cire quand le Diable, doucereux, me suggère à l’oreille d’aller vers l’autre, de me fondre en lui, et cela pour qu’il fasse de nos deux âmes une mélasse irrecevable devant le seigneur.

Je me marierai avec la fille de ma rue, ne trinquerai jamais qu’au Christ et au Roi, et jamais on ne me surprendra à chercher l’équilibre entre le vrai et le faux, le beau et le vilain, comme un centriste ou un conciliateur dégénéré.

Je ne tendrai pas la main aux jeunes des cités, qui se foutent de moi autant que je me fous d’eux, et que je haïrai aussi longtemps qu’il leur conviendra de me haïr chez moi. Car enfin, Satan aura beau jouer de toutes ses cordes vocales et me parler à l’oreille d’une voix mielleuse et journalistique, je ne perdrai jamais de vue qu’une petite frappe qui incendie l’une de mes églises au cri d’Allah Akbar ou jette ma mère par terre avant de la détrousser est un homme qui me hait, que je ne dois regarder dans les yeux qu’en prison, si ses pieds et ses mains sont attachées, s’il est tout nu, et qu’il supplie mon pardon avec des larmes dans ses yeux.

Je dirais en substance que sur mon sol je ne reconnais jamais le droit à la différence avant que l’on m’ait accordé le droit à l’indifférence. Je suis prêt à croiser le regard d’un Africain à condition qu’il reconnaisse mon droit intrinsèque d’autochtone à trouver sa culture chiante comme la mort, à préférer le métal aux rythmes de Bamako, à m’asseoir auprès de mes amis plutôt qu’à coté de gugusses en dreadlocks, pour me faire croire que je suis un homme « ouvert » !

L’époque a décrété de toute force qu’on déteste ceux qu’on ne connaît pas. Je crois pour ma part que cette haine qui marque si fort les temps modernes est le fruit de cette promiscuité partouzeuse dont elle a fait sa loi.
XP