samedi, mars 18, 2006

Ce deuxième dimanche de Carême, l’Eglise Orthodoxe fait mémoire de
Saint Grégoire Palamas, Archevêque de Thessalonique.

Le sublime Théologien
de la lumière incrée,
dans la lumière sans déclin,
rejoint la Source de clarté.


Saint Grégoire Palamas (1296-1359) est un des plus grands représentants de la théologie orthodoxe et de la spiritualité hésychaste.
« Il a fait face au rationalisme théologique de Barlaam le Calabrais, mais il a aussi fait, alors qu'il était prisonnier des Turcs une confession de foi exemplaire face à l'Islam, dénonçant l'imposture de Mahomet et anticipant de trois siècles la célèbre comparaison de Pascal entre Jésus-Christ qui a conquis le monde par la douceur et Mahomet qui a conquis le monde par le glaive. »

Grâce créée et Grâce incrée

« Nous allons t’expliquer par mode d’exemple, à partir d’une pâle image, la différence entre ces deux sortes de paticipations.
Elle participe certes du feu, la terrine faite d’argile qui, après être passée au four du potier pour être utilisable, garde encore des traces de feu. En effet sa couleur rougeâtre, sa matière desséchée à point et résistante, tout cela vient évidemment du feu. …
Ainsi donc ce récipient participe déjà du feu lorsqu’il s’offre à notre usage, mais il y participe (autrement) lorsqu’il est posé sur le fourneau allumé et qu’il est porté à incandescence par son contact avec le feu : à ce moment, ce n’est plus seulement aux effets du feu, mais à toutes ses énergies, ou presque, qu’il participe, n’étant dépourvu ni de la chaleur ni de la faculté de brûler ; il peut au besoin communiquer cette même énergie à laquellle il participe à n’importe quel corps (suffisamment) proche, pourvu que ce corps soit convenablement disposé pour revevoir cette participation – et cela bien que la nature du récipient reste inchangée et qu’à ce point de vue il ne soit que de la terre. En revanche, quand …on le transporte hors du fourneau, il montre bien pour sa part les effets de l’énergie du feu, mais de ces énergies elles-mêmes, il ne conserve plus rien. »
De la déification de l’être humain (chap 18)