dimanche, mars 12, 2006

Monsieur Slobodan Milosevic n’est plus.

Il a été trouvé mort ce samedi matin dans sa cellule du Tribunal Pénal International (T.P.I.)
Ce décès pose de nombreuses questions et, déjà, trois hypothèses sont formulées par les commentateurs.
Slobodan Milosevic se serait-il suicidé ? C’est fort peu probable. Il faisait l’objet d’une surveillance des plus rigoureuses et on voit mal pourquoi cet homme qui n’a cessé de prouver sa combativité depuis quatre ans aurait soudainement décidé de lacher prise et surtout de donner à ses accusateurs un argument de sa culpabilité.
A t-il été assassiné ? On ne peut l’exclure à priori et l’autopsie, si tant est qu’on puisse se fier à ses conclusions, pourra le révéler. Les raisons d’une disparition provoquée peuvent se trouver dans le fait que les conclusions prochaines de cette longue procédure risquaient de ne pas se montrer à la hauteurs des espoirs de Carla del Ponte et de ses commanditaires. Peut-être valait-il mieux « éteindre » cette procédure.
Mort naturelle ? On le sait, Slobodan Milosevic était gravement malade. Hypertension sévère et troubles cardio-vasculaires. Il y a trois semaines, une demande de liberté médicale demandée par ses avocats pour autoriser des soins à Moscou a été rejetée par le T.P.I.
Slobodan Milosevic était soumis aux audiences interminables de ce procès à l’anglo-saxonne qui le privaient de promenades et de soins adaptés.
Je ne sais si la vérité sera sue un jour.
Mais une chose est sure, Slobodan Milosévic, où qu’il soit à présent, est mieux qu’entre les mains de Madame Carla del Ponte.

Saisissons l’occasion de dire deux mots du T.P.I.

Création du Conseil de Sécurité qui n’a aucune prérogative judiciaire et représentant 19 pays sur les 185 que compte l’ONU, le T.P.I. dépend essentiellement du financement de l’OTAN (aveu du porte parole) et, pour 14% de fonds privés parmi lesquels ceux du ploutocrâte Soros.
Concernant le procés Milosevic, la procédure a été changée 22 fois, ce qui, pour prendre un équivalent médical, consiste à opérer 22 fois le même malade du même organe en s’y prenant, chaque fois, différemment.
Le gouvernement serbe serait bien inspiré de réfléchir à deux fois avant de livrer ses ressortissants « présumés coupables » à une instance aussi représentative des valeurs démocratiques.