dimanche, avril 30, 2006

Dimanche de Thomas

Apostiches, t.4

O merveille inouïe: le manque de foi rend plus ferme la foi, car Thomas avait dit: "Je ne croirai pas sans avoir vu"; mais ayant touché ton côté, il reconnut pour Fils de Dieu le Seigneur incarné qui a souffert dans sa chair; il proclama sa résurrection d'entre les morts et cria devant tous d'une éclatante voix: Mon Seigneur et mon Dieu, gloire à toi.
Glorifie le Seigneur, Jérusalem, célèbre ton Dieu, O Sion.

O merveille inouïe: la paille n'est pas brulée par le feu qu'elle a touché, car Thomas ne fut pas consumé pour avoir mis sa main dans le côté brulant de Jésus Christ notre Dieu, mais changea son incrédulité en chaleureuse foi et, du fond de son âme, il cria: Maître ressuscité des morts, tu es aussi mon Dieu, gloire à toi.
Car il a renforcé les barres de tes portes, il a béni tes fils au milieu de toi.

O merveille inouïe: sur la poitrine du Verbe, c'est Jean qui reposa et Thomas fut jugé digne de toucher son côté; le premier y scruta le profond mystère de Dieu, l'autre fut digne de nous initier à son plan de salut, car il montra clairement les preuves de sa résurrection en disant: Mon Seigneur et mon Dieu, gloire à toi.

Ami des hommes, sans égale est ton immense miséricorde: tu as supporté d'être frappé par les juifs, d'être palpé par un apôtre, d'être épié par les impies. Comment as tu pris chair, comment as tu souffert la croix, toi le seul sans péché ? Apprends nous à te crier comme Thomas: Gloire à toi, mon Seigneur et mon Dieu.