mercredi, avril 05, 2006

Les merveilles insondables de la démocratie française

Dieu sait pourtant si nous savons à quoi nous en tenir !
Mais il en est de la démocratie française comme des secrets de l’univers. On ne cesse d’en découvrir de nouveaux aspects. Sauf que si les uns nous émerveillent toujours davantage, l’autre est, contre toute attente, toujours plus vomitive.
La France vient de connaître une de ses sempiternelles crises d’hystérie à l’occasion d’une loi présentée comme le nouveau traitement « up to date » du fléau chomage et qui n’est que le dernier des avatars technocratiques d’un droit du travail qui fait l’hilarité du monde entier.
Si quelqu’un pense encore que la démocratie c’est le gouvernement du peuple par ses élus, qu’il m’écrive. Il a gagné la médaille d’or du gogotisme.

Non, la démocratie française c’est le gouvernement de la majorité par une minorité appointée, tyrannique, violente et dont l’espace naturel du pouvoir n’est pas dans les palais de la république mais dans la rue où elle lance ses crétins défilants et braillards et attire, le sachant fort bien, tout ce que cette triste société secrète de barbares dégénérés.
Minorité appointée, c’est à dire tous ces syndicats de « travailleurs » (gloup !) et d’étudiants (re-gloup !) qui s’ils ne disposaient, pour toute ressource, que de leurs cotisants pourraient tout juste rédiger leurs slogans au crayon bic sur le papier que vous pensez.
Ce serait trop beau. Car tous ces grands démocrates, tout juste représentatifs de 3% de la population qu’ils prétendent représenter, vivent grassement … de nos impôts, du fruit du travail de tous ces pauvres français normaux qui s’entasse sur des quais où ne passent plus ni trains, ni bus, ni métro et qui, occasionnellement se font tabasser au passage des manifestations.
Minorité tyrannique car, vous l’aurez remarqué, ce n’est pas la négociation qu’ils demandent mais bien l’abrogation d’un texte de loi rédigé sans eux. C’est là et pas ailleurs qu’est, pour eux, le problème. Dans leur esprit tordu, ils sont la légitimité même de la loi. Ils sont l’inspirateur, le censeur, le juge, l’esprit même de la loi. Et tant pis s’ils ne représentent qu’eux mêmes et la lie dont l’odeur remplit la rue dès qu’ils l’agitent un peu.
Minorité violente car comment pourraient ils s’imposer autrement que par la violence ? Violence faite au reste de la population, d’ailleurs abêtie par un pouvoir politique et médiatique d’autant plus vampirique qu’anémique et apeuré et qui ne sait rien faire d’autre que prélever toujours un peu plus de viande sur les os du pauvre peuple pour la jeter, en espérant les calmer, à ces fauves des pouvoirs parallèles qui lui font peur. Violence de ces barbares qui déferlent impunément dans nos rues. Oui impunément car si les forces de l’ordre, entravées par la crainte des bavures, se risquent à les arrêter, on sait bien que l’immense majorité de ces sauvages retrouvera, dès le lendemain, la jungle malodorante d’où ils surgiront à nouveau, hirsutes et lâches.

Voilà ce qu’est la Démocratie Française. Un gouffre insondable de dégoût.