dimanche, avril 23, 2006

Pâques

C’est le Soleil antérieur au soleil, jadis descendu au tombeau, que les Myrophores cherchaient comme le jour, avant l’aurore se hâtant et l’une et l’autre se disant : O mes chères amies, allons embaumer le corps vivifiant de celui qui au sépulcre enseveli, après sa chute relève Adam ; allons, hâtons nous et comme les Mages nous prosternant, offrons la myrrhe en hommage à celui qui n’est plus de langes, mais d’un suaire enveloppé ; et dans les larmes crions lui : Lève toi Saigneur, toi qui nous sauves en nous accordant la résurrection.
Ikos des Matines

Pâque, ta sainteté se révèle en ce jour à nos yeux : Pâque nouvelle et sacrée, Pâque mystique du Seigneur, Pâque vénérable, Pâque du Christ libérateur, Pâque tout-immaculée, Pâque à nulle autre pareille, Pâque des fidèles, Pâque nous ouvrant les portes du Paradis, Pâque dont tout fidèle reçoit la sainteté
Stichères de Pâques t.5



Ô étrange Église orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes, Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique, Église où la perle de grand prix de l’Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière ; Église qui souvent n’a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques.
Père Lev Gillet