mardi, mai 09, 2006

Soleil d'Hiver, adieu


Soleil d’hiver est né un soir de rage.
Un soir de mal. Comme une dernière tentative d’auto-médication contre une douleur tenace.

Mal de France
France, où « Dieu, disait-on, était heureux », régicide et apostate qui depuis plus de deux siècles, odieuse et ridicule, expose ses douteux dessous de prostituée aux regards d ‘un monde qu’elle a « plombé » de ses tréponèmes en commençant par le tout premier d’entre eux, ci-devant dénommé (ne riez pas !) « les lumières ».
France où, pourtant, plus qu’ailleurs en Occident, germent sous la croute crasseuse et glacée de ses péchés, les premiers perce-neige d’un printemps espéré.

Mal de Chrétienté
Chrétienté qui, malgré ses nombreux péchés, fut le phare civilisateur qui apporta la Bonne Nouvelle au monde entier et qui aujourd’hui, vendue pour trente deniers, propose à ce même monde le plus déplorable et satanique modèle de société : hédonisme, pornographie, argent-roi facile, abrutissement culturel de masse, massacre des innocents jeunes et vieux, homosexualité posée en modèle, vices en tous genres.
Chrétienté où ceux qui se réclament encore du Christ, s’affrontent dans une pitoyable chasse aux fidèles fugueurs, véritables bateleurs, rivalisant d’un bagout atterrant.
Qui va l’emporter ? des télé-évangélistes aux dignes représentants d'un catholicisme froid que sont ces évèques sécularisés et pactisant avec l’Occupant.

Mal de moi, si pécheur, si faible, si inefficace, si accomodé à ce monde, « trou noir » compact d’où nulle lumière ne s’échappe..

Soleil d’hiver fut un pélerinage. Un long chemin vers un ailleurs indéterminé, vers un espoir de guérison, comme ce paralytique qui descend à travers un toit défoncé.
Pèlerinage à étapes, bornes d’un chemin difficile où je n’ai rien appris que je ne sache déjà mais où ce que je savais depuis si longtemps m’est simplement descendu de la tête au cœur.
Cela, cher ami qui lisez ce dernier message, est difficile à vous faire vivre.
C’est comme un aliment lyophilisé qui reprend sa forme sous l’action de l’eau.
Comme une petite graine abandonnée sur un sol caillouteux et sec et qui, poussée par un souffle venu d’on ne sait où, trouve un sol meuble et arrosé, fend sa cuticule, émet une fragile pousse qui, dans le même temps, plonge profond dans ce sol riche et lance sa ramure vers le ciel.

Car je le savais depuis longtemps que ce Mal qui nous jette au tombeau, d’autant plus déchainé qu’il sait sa prochaine et définitive défaite, c’est lui, le prince orgueilleux, jaloux des hommes qu’il hait de toutes ses forces, cet Iznogoud de la création.

Je le savais depuis longtemps que le vrai Roi est ce créateur, saint, fort et immortel, débordant d’amour et miséricordieux, fait homme pour restaurer notre nature rendue infirme par le péché de nos parents et nous faire Dieu. Je le savais depuis longtemps qu’Il est, seul, la Voie, la Vérité et la Vie.

Je le savais depuis longtemps que, depuis Sa résurrection, Il continuait historiquement son œuvre de salut dans et par Son Eglise et qu’elle seule détenait les promesses de salut, définitivement protégée des assauts du malin.

Oui tout cela je le savais, comme le savant sait plein de choses que, pour autant il ne voit pas, il ne vit pas, jusqu’au jour où …..

« De vos cœurs de pierre, Je ferai des cœurs de chair »

Il est ressuscité !
En vérité, Il est ressuscité !


Cri de victoire, ébahi, sans cesse répété depuis deux mille ans par cette Eglise Orthodoxe, pauvre, humble, un peu anarchique parce que libre comme le sont les enfants de Dieu et qui chante la joie de Pâques comme personne, parce que, comme personne, elle a gardé intacte et inaltérée la Bonne Nouvelle.
Contre cette joie, contre cette victoire déjà acquise, actuelle, le Mal ne peut faire qu’une chose : « Pchit » comme dit l’autre. Evanoui, vaporisé, « miragisé » le Menteur !
Oh, bien sur, le mirage continuera, jusqu’à la fin des temps, et en abusera encore beaucoup.
Et c’est contre la rémanence de ce mirage qu’il faut savoir quoi faire.

Car, disons le, face à ce paganisme idôlatre à coté duquel celui, pourtant sanglant, de Dioclétien fait figure de folklore impérial, c’est bien d’Evangélisation qu’il s’agit.
Archimède, je crois, disait : « donnez moi un point d’appui et je soulèverai le monde ».
Ce « point d’appui », c’est le Christ, et le « levier », la prière qui soutient l’action, quelque soit sa forme.

Alors, que faire ?
Faire ce qu’ont toujours fait les martyrs : Etre
Etre, en vérité, ce qu’ils sont, dans le calme quotidien comme dans l’épreuve. Sans crainte, sans état d’âme. Au su et au vu du monde.
Concept profondément Identitaire. Je suis ce que je suis
Fils de France, fils de l’Europe chrétienne et de l’unique Eglise du Christ.


Soleil d’hiver, carnet de route, reste là, à la curiosité de l’ami qui passe.


Le leg de Soleil d’hiver :
IC XC NIKA
Icones et iconostases
Lumière incréée